FILZED - peintre/plasticien

 

 

Issu de la sculpture sur pierre et après être sorti des beaux arts, en 1989, je vais me diriger vers une autre matière: la peinture. Mes outils s'approchant plus d'un ciseau de sculpteur que d'un pinceau, leurs utilisations vont me permettre de me révéler pleinement. Au fil du temps, je suis passé de l'huile à l'acrylique et de la toile industrielle à un support plus personnel aujourd'hui, le drap.

 

 

 

Mes peintures tentent de capter les mouvements de l’humeur et transpirent ce que j'ai pu digérer émotionnellement. Elles sont une introspection ouverte à tous les possibles, jusqu'à l'extrême, corps qui gardent la mémoire de la vie avec ses cicatrices indélébiles, avant l'investigation des autres regards. Le thème récurrent: l’être en partant du corps dans ses paradoxes, ses contradictions et ses multiples expériences. Elles se décomposent, se reconstituent, se déforment à l'image de notre époque.

 

La multiplicité des tracés est une référence au mouvement, celui-ci est maintenu dans le cadre physique des toiles. Un monde de mouvements enfermés dans un espace déterminé, un sujet cloîtré face à lui même. Soit il est broyé par ce mouvement, soit il est mouvement lui-même. En résulte, dans mon travail de plasticien, une série de performance dans des univers clos. L'arrêt du temps dans un tableau fige une multitude d'émotions intemporelles, une sorte d'apnée habitée de pigments, de traces abstraites, d’éclaboussures générant des empreintes.

 

 

 

Depuis cette année, mon travail s'est dirigé vers la notion de l'instant présent.

 

Dans le concret, ce fût l'acte mental d’éliminer tout ce qui n'est pas dans cet instant précis, au grès des sensations, de l'émotif, tout en prenant du recul sur l'ensemble de mon travail. Le ressentir, essayer, échouer, aboutir, avoir des doutes, ré-écrire, relire... Précisément, l'image du présent m'entête et en devient essentiel:«la page blanche» devenue un sujet à part entière. Me mettant en difficulté, creusant, retournant à l'essence qui m'anime, afin d'éviter les chemins trop faciles, sans me perdre. Ne pas dépasser le stade précis, celui où mon propre esthétisme annihile la spontanéité de mon propre geste et de ma propre interprétation.

 

Prendre le temps. Un peu comme un silence musical...rien ne se passe mais sa présence est ressentie intensément, inscrite, existante. Le support, un drap:cet élément qui accompagne les corps depuis le plus jeune âge jusqu'à leur fin, gardant parfois une empreinte, une usure, une réparation, des initiales. Il faisait parti de la dote de nos anciens, une transmission de génération en génération... comme une empreinte de corps.

 

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Galerie de L’Épicerie

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1 ans qu'un recoin de l'épicerie s'est transformée en mini galerie. Comme quoi on peut facilement mélanger les nourritures terrestre de l'esprit.

 

Exposition et une rencontre avec le public mardi 12 janvier 2016 à 18 h

 

Place Bartehlon 05200 EMBRUN
Tél : 04 92 43 37 14

 

Samedi 19/12/15 - 14h -18h

Dimanche 20/12/15 - 10h 18h

1ère édition  Les artistes ont des choses à dire....

village de Prunières (05)

Nouvelle résidence en mai au Chêne et exposition pendant les Portes Ouvertes du 4 au 15 juin 2015

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métro Léo Lagrange , ligne 7 et Nationale 7

Le Chêne


Galerie de L’Épicerie

Embrun

Depuis deux mois, un recoin de l'épicerie s'est transformée en mini galerie. Comme quoi on peut facilement mélanger les nourritures.

 

Exposition 22 avril - 12 mai 2015 - vernissage/rencontre décalé le 7 mai

 

Place Bartehlon 05200 EMBRUN
Tél : 04 92 43 37 14

 

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